Le rapport « fascination / répulsion » des parents avec les devoirs

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Dès la classe de CP, les premiers devoirs font apparition dans la vie des élèves et par répercussion celles de leurs parents. Si pour une minorité, ce rituel quotidien ne pose pas de difficulté particulière, pour une majorité le moment des devoirs va rimer avec conflits, énervement, découragement etc…

Mais pourquoi ces devoirs aussi importants aux yeux des parents soucieux de la réussite de leurs enfants les inquiètent autant ? Il nous semble que des éléments de réponse peuvent être trouvés si l’on s’intéresse de plus près aux enjeux qui entrent alors en conflit. En effet, plusieurs enjeux se jouent dans ces moments là : le premier reflète le rapport à la scolarité de l’élève concerné mais d’autres enjeux invisibles viennent aussi perturber les rapports et les compliquer.

En effet, dans la relation de l’enfant aux devoirs, vient se mêler celle de ses parents à leur propre scolarité mais aussi de la fratrie…. Tout se passe dans les exigences que l’on pose à ses enfants ou que l’on ne pose pas, dans les angoisses retenues mais pourtant si présentes, associées à une matière. Parfois de petites phrases sans importance mais ont un impact fort sont prononcées. Qui n’a jamais entendu une phrase du type «De toute façon, on est nul en maths dans la famille »!

Tous ces facteurs combinés entraînent une relation très vite tendue lorsque l’on accompagne ses enfants à faire leurs devoirs.

L’enfant ressent l’ensemble de ces pressions : ajoutez à cela la peur de décevoir ses parents lorsqu’on ne comprend pas. Ajoutez aussi l’énervement du parent qui voit parfois ses propres défauts chez sa progéniture et vous aurez une idée juste de la difficulté à aider ses enfants.

L’intervention d’une tierce personne extérieure à la famille s’avère bien souvent salvatrice. L’absence de lien affectif intra-familial avec l’enseignant permet à chaque élève de se réapproprier sa scolarité en mettant de côté les pressions inconscientes. Les conversations sont orientées vers d’autres sujets que la scolarité avec les enfants. L’ambiance familiale générale en est parfois même métamorphosée. « Etre nul en maths » ne doit pas s’inscrire dans l’inconscient familial ! Cette fatalité n’existe pas ! Vos enfants pourraient vous surprendre…

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Emilie

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